Michel dans une voiture

Dans les rues de Naïrobi, des hommes nous interpellent à chaque coin de rue : “taxi, do you want a taxi ?”. “Hapana, we wanna walk.”. Hapana, non en swahili, avec le sourire et parfois, une poignée de main, nous permet de continuer notre chemin jusqu’au prochain taximan. Dans les grandes villes, nous sommes très sollicités. C’est sûr qu’avec nos gros sacs à dos, c’est difficile de ne pas passer pour des touristes. Et ça demande parfois un peu de vigilance.

Le coup du faux policier

Nous savions qu’à Nairobi, il y avait de nombreuses restrictions pour la prise de photo (au Kenya en général, les photos des bâtiments gouvernementaux sont interdites). Nous avions également lu le fameux coup du faux policier et notre hôte nous avait mis en garde : il arrive qu’un (ou plusieurs) faux policiers vous donnent une amande pour un prétendu acte illégal. Merci les forums de voyageurs.

Nous sommes là depuis 2 jours, nous partons faire quelques courses au marché du centre-ville. Sur la route, nous prenons quelques photos. Au bout de trois clichés, une personne vient vers nous en se présentant comme agent de sécurité/policier. Avertis, nous lui demandons sa carte de police ; son visage change et en hésitant, il dit qu’il ne l’a pas mais qu’il nous la montrera au bureau de police. Nous prenons nos cliques et nos claques avec un “No, thank you, goodbye.” Julie est moitié sourire, moitié tremblante. Même prévenus, ça surprend.

Pour l’info donc, un policier doit avoir sa carte avec lui, et vous pouvez la lui demander sans problème. Elle indique notamment le groupe sanguin, la photo d’identité et des lignes bleues et blanches verticales.

A la gare des matatus, les plus grands négociateurs

Une gare de matatus, c’est sûr, c’est très animé. Des dizaines de minibus, de dizaines de compagnies différentes, partent pour des dizaines de directions. Des dizaines de vendeurs essayent donc de vous attirer vers la compagnie pour laquelle ils travaillent, vous prennent par la main, vous aident avec votre sac. Parfois tous en même temps. Ce qui peut être un peu difficile à gérer.

En fait, prendre un matatu, c’est un peu comme passer un examen. On prend une grande respiration avant de commencer, et préférablement, on connaît la réponse (le prix) avant de négocier.

Marchandez, ça fait partie du jeu

Si les prix ne sont pas affichés, le marchandage est souvent de mise (pas toujours, dans les villages et sur la route, on vous donne régulièrement les prix justes). Soit vous connaissez les vrais prix et vous tentez de les obtenir, soit vous ne les connaissez pas et vous marchandez à l’aveugle. C’est un jeu, restez souriants. Nos meilleures techniques :

  1. montrer un désintérêt pour le produit/service ;
  2. dire que vous avez trouvé moins cher ailleurs (donner le prix souhaité) ;
  3. négocier le prix et si vous n’obtenez pas le prix que vous pensez obtenir, n’hésitez pas à mettre un terme à la négociation, à vous retourner et à partir lentement.

Souvent, le produit ou service proposé se retrouve juste à côté ou à quelques rues donc le marchand suivant sera peut-être plus enclin à vous vendre le produit ou service au prix souhaité (le premier peut vous donner une indication sur votre marge de négociation).

Parfois, vous obtenez même des bonus. En prenant le bus de Kisumu à Luanda Kotieno, nous avons payé 250 shillings par personne. Au retour, un employé d’une compagnie de bus nous aborde et nous demande 300 Ksh. Nous refusons, pensant connaître le prix, et nous obtenons finalement le billet à 250. En nous renseignant dans le bus, nous découvrons que le prix était bien de 300 Ksh. Nous nous sentons un peu coupables d’avoir payé moins mais le contrôleur du bus rigole et nous félicite. Des mzungus qui payent moins cher, il n’a pas souvent vu ça.

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