des légumes achetés dans la rueCertes, entre le moment de partir, ou un “poste” trouvé sur un forum, les prix peuvent avoir changé mais vous aurez au moins un ordre de grandeur pour ne pas payer le prix  Mzungu comme on dit ici.

Il faut différencier deux types de prix :

  • ceux qui sont indiqués (non négociables)
  • et ceux qu’on vous donne oralement.

Dans le premier cas, il n’y a pas à discuter a priori ; ce sont des prix fixés pour tout le monde. Si vous devez prendre un transport “public” (disons plutôt “collectif”) voire un taxi, ou si vous voulez acheter des aliments et des objets sur un marché, le prix qu’on vous donnera sera parfois surévalué ; le marchandage est un jeu et un moyen comme un autre de renflouer un peu les caisses pour les marchands mais nous n’y sommes pas vraiment habitués en Europe. Si à Marrakech, Michel avait l’habitude de négocier 1/3 ou 1/2 de prix annoncé maximum, au Kenya, il n’y a pas vraiment de règle.

Petit conseil : ne payer que lorsque vous avez un accord sur le prix. Un de nos billets a mystérieusement disparu lors d’une transaction pour un matatu. Mais ce n’est pas la règle. Comme partout, la majorité des kenyans sont honnêtes et serviables. Le mieux est donc de demander aux locaux des conseils sur les prix ou sur la façon (ou les endroits) de marchander.

Voici donc quelques notions pour ceux qui voyagent (prix que nous avons eu/que nous connaissons en date de février 2014) :

Les transports au Kenya

[wptabs type=”tabs” mode=”horizontal”][wptabtitle]les matatus[/wptabtitle]

[wptabcontent]Un matatu est un mini-bus/van de 15 places, voire plus en fonction de la flexibilité des gens (et des veaux) et de leur capacité à se compresser (lors de trajets de courtes distances). Les matatus ne partent que lorsqu’ils sont pleins, vous pouvez donc attendre 30-60 minutes pour des trajets entre des villes, mais généralement, ça va très vite.

  • Nairobi – Nakuru : 350 KSH
  • Nairobi – Naivasha : 250 KSH, selon le Lonely mais nous n’en avons pas trouvé
  • Naivasha – Nakuru : 200 KSH. Attention, au “box office”, le lieu officiel pour acheter les billets, le préposé a voulu nous faire payer 300 KSH.
  • Nakuru – Eldoret : 300 KSH.
  • Kisumu – Luanda Kotieno (pour prendre le ferry vers Mbita) : entre 200KSH (matatu) et 250-300 KSH (sorte de bus scolaire).

Le ferry entre Luanda Kotieno et Mbita nous a coûté 150 KSH, prix officiel car imprimé sur des tickets d’embarquement (dans le Lonely 2013, il était marqué 100 KSH).

Remarque : même si on vous le propose, il n’y a pas de supplément bagage si vous n’utilisez pas de place pour vos sacs ; il y a de la place dans le coffre ou sous les sièges (ou sur vos genoux).[/wptabcontent]

[wptabtitle]les piki pikis[/wptabtitle]

[wptabcontent]Un piki piki est un taxi en moto, surtout utilisé dans des plus petites villes comme Naivasha et Mbita. Plus cher qu’un matatu, il permet plus de flexibilité. Vu que ce sont des distances de quelques km, le prix tournera entre 50 et 80 KSH (un peu plus si vous le commandez).

Exemple : Mbita Town jusqu’à un lodge à Wayando, à mi-distance de l’île de Rusinga est censé coûter 50 KSH.

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[wptabtitle]Les tuk tuks[/wptabtitle]

[wptabcontent]Nous n’avons pas encore utilisé ces transports collectifs (trois places voire plus) aux apparences de caisse à savon de luxe. Lors de ces deux premières semaines au Kenya, nous les avons surtout vus à Kisumu.[/wptabcontent]

[wptabtitle]Location de vélo[/wptabtitle]

[wptabcontent]Avant l’entrée du parc national Hell’s gate à Naivasha, il y a deux stands de location de vélo ; d’après le Lonely, la location coûte 500 KSH au “ticket office” du parc; les nôtres nous ont coûté 400 KSH (4euros) mais étaient plutôt précaires : le vélo de Julie n’avait qu’une vitesse et des freins douteux ; Michel avait accès aux trois plateaux mais ne pouvait pas changer les vitesses sur les différents plateaux. Un conseil, vérifiez-les avant de porter votre choix sur l’un ou l’autre.
En plus de la location de vélo à 2km du parc (400-500 KSH), nous avons dû nous acquitter d’une “taxe” de 250Ksh pour le moyen de transport.
Nous n’avons visité que ce parc national-là pour l’instant mais, dans les autres également, vous devrez payer pour votre véhicule.
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Les fruits et légumes

Pour les produits frais (fruits, légumes, viandes,…), essayez un maximum les marchés et les vendeurs aux croisements de rues : le prix dans les supermarchés sont comparables aux prix européens car ils visent la classe moyenne et les produits sont souvent importés. Bien entendu, les prix peuvent varier mais voici un ordre d’idées :

  • Bananes : 10 KSH/l’unité (si vous prenez une grappe, cela peut être 8KSH si les bananes sont un peu petites)
  • Mangue : 20 KSH/l’unité
  • Petits poids/oignons/… : 100-150KSH/kg
  • tomates : les prix varient, même au sein d’un même marchand, en fonction de la grosseur et de l’aspect de la tomate. Nous avons généralement prix la qualité moyenne, vu qu’elles devaient être mangée quelques heures plus tard.

A noter que le boeuf coûte moins cher que le poulet, surtout si vous aimez les filets de poulet (donc pas un poulet entier). Dans une boucherie, vous pouvez également demander qu’on vous découpe le boeuf en petit morceau (sans frais supplémentaire). A savoir, la viande est rarement sans os.

Divers

[wptabs type=”tabs” mode=”horizontal”][wptabtitle]Cartes de crédit[/wptabtitle]

[wptabcontent]Dans les supermarchés classiques, oubliez la carte de crédit : prévoyez des shillings kenyans. Dans les grandes enseignes (comme les franchises de chaussures Bata ou chez Orange), il y a souvent la possibilité de payer par carte de crédit.
Pour retirer de l’argent, nous avons eu quelques sueurs froides avec les machines car la plupart n’acceptent pas nos cartes (ou les refusent après avoir entré le code, etc.). Nous avons trouvé un distributeur automatique “Barclays”, le seul qui a fonctionné jusqu’à présent avec notre carte Maestro (moins de frais pour des petites sommes d’après notre banquier). Et c’est la seule banque qui propose jusqu’à 40 000 KSH (400 euros), alors que nous étions bloqués à 20 000 KSH pour les autres automates. Vu les frais bancaires, il vaut mieux limiter les retraits.[/wptabcontent]

[wptabtitle]Téléphonie mobile[/wptabtitle]

[wptabcontent]Au Kenya, il faut donner les informations de son passeport pour obtenir une carte de GSM, même une carte prépayée. La carte coûte environs 50 KSH (prix dans un supermarché). Dans une petite boutique, on nous en demandait 300 KSH…
Préférez les boutiques officielles. Nous avons choisi Orange (la société française exploite au Kenya). Nous avions vu qu’il y avait les trois fréquences européennes et Michel a donc cru que l’on aurait droit à une bonne qualité, les prix étant aussi plus avantageux que la société historique Safaricom. Au final, nous sommes un peu déçus car nous voulions utiliser le service “Internet Everywhere” et avant de prendre un abonnement d’un mois (1000 KSH), nous avions bien précisé que nous allions un peu partout au Kenya et que nous voulions être certain d’avoir du réseau partout. “Pas de problème, on a même du réseau dans le nord” (il avait cité le nom d’une ville reculée dans le nord).
Au final, nous arrivons à peine à capter à côté de la School of Law à Eldoret ; sur la route, on n’en parle pas, le réseau entre Kisumu et Luanda ne nous a pas permis d’envoyer un message sur facebook avec quelques photos prises avec le téléphone en 2h de temps, il n’y a pas de réseau à Kisumu proche d’un “car wash” sur la berge du lac. Et nous n’avons jamais eu internet au lodge à Rusinga Island. De retour à Kisumu, après le chargement d’une vidéo sur youtube, notre forfait “illimité” est bridé à un bas débit.[/wptabcontent]

[wptabtitle]Crème solaire[/wptabtitle]

[wptabcontent]Achetez votre crème solaire avant de partir ; elle coûte 1500 KSH (15 euros) en grande surface et il n’y en a pas en pharmacie (les Kenyans ne mettent pas de crème solaire). En plus, pour le côté écologique, c’est de la crème solaire Nivea produite en Espagne, exportée en Afrique du Sud puis importée au Kenya (regardez une carte, vous comprendrez).[/wptabcontent]

[wptabtitle]Appareils électroniques[/wptabtitle]

[wptabcontent]Outre le problème du type de prise (les Kenyans utilisent parfois le système d’Europe continentale mais surtout de Grande-Bretagne), les prix ne nous ont pas semblé intéressants. Exemple : nous avons trouvé une batterie “longue durée” d’une marque blanche, pour une caméra vidéo, qui nous a coûté 3500 KSH (35 euros), alors que pour ce prix-là, en Belgique, nous n’avions qu’une batterie courte durée. Par contre, une batterie EN-EL15 (Nikon D600) coûte plus cher au Kenya (chez un revendeur officiel) qu’en Belgique.

Nous avons également acheté un “water boiler” portatif, une sorte de chauffe-eau à induction. Nous l’avons obtenu à 200 KSH (2euros) au bout du quatrième vendeur (prix initial 300-350KSH). Cela fonctionne super bien mais nous fait un peu peur car il y a une résistance rouge qui apparaît et le matériel semble un peu “cheap”. On verra.[/wptabcontent][/wptabs]

En résumé, manger ne coûte pas très cher, se déplacer non plus si on choisit le transport approprié et qu’on est prêt à négocier.

Pour les logements, nous vous conseillons de visiter différents lieux ; la plupart ont les prix affichés ; n’hésitez pas non plus à demander de voir les chambres (surtout si vous avez des petits budgets) afin de voir s’il y a une douche, si c’est entretenu, s’il y a une prise de courant, si la chambre ferme à clé. A Kisumu, nous avons visiter 5-6 hôtels et guesthouses avant d’en trouver une à 1000KSH pour une chambre double. Rudimentaire mais suffisant pour une nuit.

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