Julie et Michel en compagnie de John au cratère Menegai

Certes, comme nous le disions dans le conseil n°3, certains commerçants vont tenter d’obtenir davantage d’argent des touristes pour un bien ou un service que ce qu’ils auraient d’un local, et il faut rester vigilant aux pickpockets aux alentours des lieux touristiques (en même temps, Julie s’est fait piquer son gsm dans un bar à Bruxelles juste avant de partir, c’est pareil). Mais les conseils ou l’aide qu’on nous a proposés nous ont tiré d’affaire et/ou ont enrichi notre expérience lors de ces trois premières semaines au Kenya.

Couchsurfing : les perles rares au grand cœur

Si vous faites du couchsurfing, vous aurez de superbes expériences en trouvant les bonnes personnes (comme partout, lisez bien les profils et les références; le site est parfois utilisé comme une sorte de Airbnb : on a reçu une proposition d’un couchsurfeur à 2000 KSH par personne, repas compris). A Eldoret, nous avons été invités par Byron. Initialement, nous n’avions pas prévu d’aller dans cette ville et nous ne regrettons pas notre rencontre avec cet étudiant en droit d’une quarantaine d’années qui a étudié et travaillé pendant 20 à Londres. Un européen immigré de troisième génération au Kenya qui nous a offert une expérience couchsurfing d’une grande générosité.

Les amis des couchsurfeurs sont nos amis

Par deux fois dans notre voyage, nous avons obtenu une expérience extraordinaire grâce au réseau de couchsurfeurs : tout d’abord à Heshima (village proche de Nakuru), où nous sommes allés sur les conseils d’un couchsurfeur qui n’y vivait plus.

Nous sommes tombés sur John et sa famille où nous sommes restés 3 nuits au lieu de 2 et où nous retournons encore une semaine pour faire notre projet pédagogique avec l’école tenu par le père de John. Sa famille est magnifique, ils sont accueillants et généreux : John avait lavé une maison dans leur propriété pour nous ; la maman de John nous a préparé trois repas par jour durant le séjour ; nous avons dû insister pour préparer un repas et payer notre déjeuner du dernier matin avant notre départ pour Eldoret. John nous a également accompagné au cratère Menegai pendant tout un après-midi.

Grâce à Byron, nous avons été accueillis deux nuits au Vic Hôtel, et une nuit au Kiboko Bay Resort, tous deux à Kisumu. Les propriétaires sont des amis d’enfance de Byron. Respectivement deuxième et premier dans leur catégorie sur tripadvisor, nous avons été super bien accueillis par le personnel et les gérants ; nous ne nous attendions pas à un tel luxe et un tel service lorsque Byron nous avait parlé d’hôtels d’un ami.

Un don est parfois de la pure générosité

20$ tombés du ciel

Bloqués aux douanes car nous n’avions pas suffisamment de dollars, nous avons demandé à une Australienne d’échanger 2000 KSH contre 20$. Un jeune homme s’est présenté à Michel pour savoir combien il avait besoin et Michel lui a dit qu’il avait besoin d’échanger 20$ supplémentaires. Le jeune homme tendit les 20$ à Michel et refusa, à plusieurs reprises, de prendre les 2000 KSH. Cela nous semblait louche, sans doute dû à 24h sans dormir, et nous avons donc encore insisté avant de passer la douane mais rien n’y fit. Nous avions la crainte que la personne nous demande un contre-service par la suite.
Nous n’avons pas revu ce jeune homme ; il a donné un bel élan à notre voyage et nous avons pu investir ces 2000KSH conservé pour un taxi.

Viens voir ma maison

Il nous est déjà arrivé à plusieurs reprises que des gens nous proposent de voir leur maison ou le lieu où ils vivent. Nous ne savons jamais si c’est pour nous mettre en confiance avant de nous demander un service, si les gens sont fiers de leur habitat ou s’ils veulent que nous nous souvenions d’eux à notre retour, que nous vivions une vraie expérience locale.

À Heshima, après le repas que nous avions préparé pour 25 personnes…, une des invités nous a proposé de voir sa maison. Proposition incongrue, d’autant qu’il était tard. Nous y sommes allés avec ses deux fils et John. En fait, elle voulait nous montrer son jardin : plantation de cannes à sucre, de bananiers, d’avocatiers, etc. Une vraie petite forêt au milieu des champs qu’elle voulait nous présenter 🙂 Nous sommes repartis avec une canne à sucre et des conseils pour la manger (la base est plus sucrée, le centre est plus tendre).

À Heshima toujours, John nous a montré comment traire une vache, nous a montré qu’il “recyclait” la bouse de vache pour produire du méthane qu’il utilise pour cuisiner.

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