Muang Ngoy

Perdu dans les montagnes laotiennes, le long de la Nam Ou, sa seule voie d’accès, le village de Muang Ngoy égrène paisiblement les journées. Au chant des nombreux coqs, les moines arpentent la rue de terre pour recevoir leurs offrandes. Lorsque le soleil se fait trop lourd, les vieux s’étendent sur leur nattes ou jouent aux cartes. A la sortie des classes, les enfants se jettent à l’eau, tout en rires, en cabrioles et en éclaboussures.

Muang Ngoy

Muang Ngoy

En arrivant, nous savons que nos heures s’arrêteront un peu dans cet endroit. Et comme de juste, les journées défilent. Il y a du bon à pouvoir s’arrêter. Les laotiens sont généralement réservés et les touristes qui restent pour 2 nuits et reprennent leur chemin ne présentent pas forcément d’intérêt à sortir de leur réserve. Mais nous commençons à faire partie du décor, regardant nous aussi la quinzaine de touristes quotidiens défiler depuis notre table de La Terrasse.

Muang Ngoy

Muang Ngoy

En fin d’après-midi, lorsque nous arrivons pour nous baigner, les enfants courent vers Michel, sachant qu’il les fera voltiger. Les sourires se font plus rapides et plus francs. Le lao-lao coule plus vite. Les portes s’ouvrent plus grandes pour nous inviter à voir les matchs de la Coupe du Monde.

Ca a d’ailleurs un certain intérêt de voyager pendant une Coupe du Monde. Tout le monde est rassemblé derrière l’écran, même lorsqu’on a l’électricité que depuis quelques mois, même aux funérailles du vieux du village. Un lien se crée directement, quand on passe la tête par la fenêtre pour voir le score à 5h du matin. “Entre, assied-toi” nous disent les gestes. “Belgium, good, Eden Hazard” nous disent les pouces levés.

Muang Ngoy

Muang Ngoy

Après une semaine, nous sommes même invités à pique-niquer. Nous prenons le bateau, avec la famille de la Terrasse, bravons les pluies torrentielles, pêchons, battons le rythme des succès laotiens sur la rivière, notre barque tournant sur elle-même pour faire durer le moment plus longtemps.

Muang Ngoy

Muang Ngoy

Et à notre départ, toujours retardé, la femme de la petite épicerie nous court après pour nous mettre dans les mains un paquet de chips de bananes.

Il y a du bon à pouvoir s’arrêter…

Muang NgoyEt si vous vous y arrêtez, pour savoir où dormir à Muang Ngoy, on vous a écrit notre retour sur les guesthouses au Laos.

 

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