Cet article a pu être écrit grâce la participation de l’Office du tourisme de Bendigo et du Bendigo Trust mais toutes les opinions nous sont propres.

L'Australie autrement - Bendigo

Bendigo, cela vous dit quelque chose ? En tout cas, ce n’est pas un nouveau jeu de société où le but serait d’avoir tous les numéros ou de trouver les filons d’or. Quoi que…

A 90 minutes au nord de Melbourne dans l’Etat de Victoria, cette ville de plus de 80 000 habitants s’est développée au milieu du 19e siècle. Avant 1850, elle ne comptait que 200 habitants mais à la fin des années 1950, elle en accueillait plus de 20 000. Pourquoi ? Car en 1851, Margaret et Julia trouvèrent de l’or dans la rivière.

Cette découverte va transformer l’histoire de ce village :

  • un important mouvement de population, de citoyens australiens comme d’immigrants asiatiques, en un laps de temps réduit ;
  • la construction d’infrastructure (comme le tram et les lignes de télégraphes) et de bâtiments, comme le temple chinois ou des édifices de style colonial victorien (l’hôtel de ville ou l’actuel centre d’informations touristiques par exemple) ;
  • le développement des économies annexes : l’agriculture, le textile, les loisirs, etc. Tout ce qui est nécessaire à approvisonner et à divertir les travailleurs ainsi que propriétaires fortunés.

Nous sommes arrivés à Bendigo par hasard, en faisant du stop pour rejoindre Portland, sur la côte. Bendigo nous retiendra cinq nuits et nous obligera à changer notre itinéraire, encore une fois. On t’emmène faire un tour à la découverte de la ville !

Pourquoi nous aimons Bendigo

Julie dans un costume de Panda dans un jardin à Bendigo

Depuis Canberra, la capitale australienne, créée de toute pièce il y a 101 ans, nous n’avions rencontré aucune ville avec une architecture particulière. En arrivant à Bendigo en autostop, on ne s’attendait pas à cette surprise visuelle singulière, “au milieu de nulle part”. On a trouvé un côté “européen” avec des petits cafés, une grande avenue, des places piétonnières, etc.

Le centre ville n’est pas très grand mais il est agréable et offre pas mal de possibilités : un supermarché bio (le propriétaire était notre couchsurfeur donc on a bien mangé :D), des bars-concerts, plusieurs festivals chaque année, le soleil du soir et la température agréable. En un mot, on s’y est senti bien, reposé. En plus, il est possible d’utiliser le tramway (sauvé par les habitants) ou de louer des vélos !

Que faire à Bendigo ?

Il y a pas mal d’activités, accessibles aux petits comme aux grands. La ville développe le tourisme ; outre vous promener dans cette superbe bourgade, vous aurez le choix des divertissements : de l’atelier de poterie à la dégustation des vins de la région. La mairie nous a invité à visiter son hôtel de ville (visitable une ou deux fois par semaine) et une société nous a invités à découvrir ce que nous désirions le plus : la visite de la mine, le tramway et la découverte du temple chinois !

A la découverte de la Central Deborah Gold Mine de Bendigo

julie dans la salle des pendus (nom donné car les vêtements des mineurs sont pendus)

La mine offre différents circuits ; nous avons essayé le “familial”, un tour de 75 minutes avec un guide d’âge mur, Laurie, qui nous a fait vivre la mine.

Nous y sommes allés en début d’après midi. Laurie, notre guide, nous raconta l’influence de la découverte de l’or sur le développement de la ville, le dur labeur des mineurs et les conditions de travail, l’évolution des technologies utilisées pour l’extraction de l’or. Si vous pensez qu’être mineur est un métier qui rapporte aux travailleurs, vous vous trompez : chaque jour, vous êtes fouillés (sous la douche aussi…et dans des endroits plutôt intimes de votre anatomie) pour vérifier que vous ne volez pas d’or. L’ascenseur ne fonctionne pas ? C’est dommage, vous allez devoir remonter par l’escalier pendant plusieurs heures (et ne pensez pas qu’on vous payera ces heures-là!).

Laurie est touchant ; c’est un conteur qui vit ce qu’il dit, il raconte avec passion. C’est un être humain qu’il nous a fait plaisir de rencontrer et surtout, on a vraiment aimé le tour et on a appris pas mal de choses sur les conditions des mineurs en Australie.

Il existe aussi des circuits pour les plus aguerris, plus profond dans la mine et plus exigeant physiquement. Nous avons fait le tour en anglais mais apparemment, il y a des traductions possibles en français.

La Central Deborah Gold Mine a remporté le prix de la meilleure activité touristique de l’Etat de Victoria dans la catégorie “Heritage and Cultural Tourism” en 2011,2012 et 2013.

Le tramway de Bendigo

_BEE6432

Nous avons pris le Tramway de la mine, au sud du centre ville, pour nous rendre au temple chinois. Le tram est composé de trois parties : des banquettes “traditionnelles”, des sièges individuels qui se font face, un canapé et un comptoir où l’on peut dessiner dans la partie centrale.

Sur le chemin vers le temple chinois, une bande sonore nous raconte l’histoire de la ville, des buildings, le contrôleur de tram bavarde avec les clients, le soleil vient se poser sur notre nuque et le comptoir à dessin.

Le tram est en place depuis 1890 pour supporter les besoins de la ville. Lorsque la mine a fermé ses portes en 1954, il s’est posé la question du maintien du tram ; en 1970, la ville a décidé de le conserver en l’axant sur le tourisme. Il permet en effet de se déplacer du nord au sud de la ville pour visiter les différentes activités touristiques et c’est le seul tram historique en activité d’Australie.

Le tram coûte 17$/personne pour deux journées, il n’existe pas de billet à l’unité. Par contre, le fait d’utiliser le tram donne certaines réductions, notamment pour la visite du temple chinois.

Il existe aussi des offres groupées intéressantes “tram + plusieurs activités” ; si vous avez prévu de faire l’une ou l’autre activité, cela vous permettra de sauver pas mal d’argent 😉

Le temple chinois

Etrangement, après les nombreux temples que nous avons visité en Asie du Sud-Est, c’est ici, en Australie, que nous en avons appris le plus sur la culture asiatique. Saviez-vous que les esprits n’aiment pas les coins? C’est pour ça que, dans cette maison, les portes ne sont jamais les unes en face des autres.

A l’époque de la ruée vers l’or, on comptait 7 temples ici, construits par l’importante communauté chinoise venue tenter sa chance à la recherche de l’or alluvial (l’or en surface, dans les sédiments des rivières et pour lequel il ne fallait pas creuser). Cette Joss House, datant de la fin des années 1860, est la seule encore debout.

La Joss House (c’est ainsi que l’on appelle ces temples traditionnels chinois) de Bendigo n’est pas grande, mais la visite est menée de main de maître par une vraie passionnée, bénévole ici depuis 20 ans. Le temple est encore en activité et c’est avec émotion que notre guide nous parle de ce jeune étudiant vietnamien qui, loin de sa famille, venait ici pour se sentir un peu plus proche des siens.

A côté de l’autel, des petits batons vous permettent de lire votre fortune. Julie a de la chance, son batonnet lui promet un bon voyage. Coïncidence ?

Le Discovery Science & Technology Centre de Bendigo

Bendigo, le joyau méconnu de l'Australie : le Science Discovery Centre

Ok ça, nous avions vraiment envie de le faire ! On a dit “on a un site pour les enfants” mais la vérité, c’est qu’on mourrait d’envie d’aller nous amuser (et oui, on fera un reportage vidéo pour le site des enfants).

Si vous venez d’une grande ville, vous en avez peut-être un chez vous et je vous conseille d’aller y faire un tour, que vous ayez des enfants ou non. Si le décor est moins bien soigné qu’à Londres (nous sommes dans une sorte de hangar), les concepteurs ont mis le paquet pour offrir une variété importante d’expériences intriguante ou marrante. Oui, nous sommes de vrais gosses.

Le plus impressionnant, avant de l’avoir fait, est le “Slide” : une sorte de tobogan qui commence par un plongeon dans le vide, sans toucher la paroi, de deux mètres. Avec mes épaules fragiles, j’avais déjà regardé le numéro d’Europ assistance au cas où je me luxais l’une ou l’autre. Au final, une bonne tranche de rire et Julie en a même abusé (trois fois d’affilée !).

Le parc met nos sens et nos réflexions en ébulition. Le son dans des tubes de différentes tailles ou s’entendre sans crier alors que nous sommes à 15 mètres de distance, tenter de garder une balle de ping pong en équilibre en rajoutant des difficultés, chronométrer sa vitesse sur 20 mètres, etc. Et pour les personnes plus lunaires, une présentation “live”, en anglais, du système solaire est proposé quelques fois par jour. On s’affale sur des poufs tout en regardant Mars ou Saturne.

 

Et on mange où dans tout ça ?

_DSC5513

A cinq minutes de la mine, il y a différentes restaurant, petites restaurations et pizzeria.

A côté du Discovery Centre, il y a un grand supermarché et des petites restauration ; à l’extérieur du supermaché, il est possible de pique-niquer.

Au centre ville, on vous conseille de passer par le Bendigo Whole Foods, le marché bio. Et si vous y allez, dites bonjour de la part de Julie et Michel, les deux belges. Nous sommes allés en couchsurfing chez Daz et Nicole qui tiennent ce magasin : on les recommande si vous avez du tempérament et que vous aimez bien manger (et faire découvrir un repas de chez vous).

  • Chouette cet article, je note dans un coin de ma tête ce petit village 🙂
    Schuldi

    • Julie

      Si tu y passes, tu peux aller dire bonjour pour nous à Tad au Bendigo Wholefood. C’était notre couchsurfeur 🙂

Close