Une chasse au trésor géante, partout dans le monde ? Il ne faut pas nous en dire davantage pour nous convaincre de tenter l’aventure. Et de vous raconter ça.

Le geocaching, c’est quoi ?

Des illuminés (un peu comme nous) ont caché un peu partout des boites étanches contenant un carnet et éventuellement de petits objets et en ont enregistré les données GPS avec quelques indices comme la taille de la boîte ou des photos. D’autres illuminés (un peu comme nous) partent à la recherche de ces “caches” grâce aux données GPS.

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Le concept du geocaching existe depuis que des récepteurs GPS sont disponibles pour les particuliers mais les choses ont été fortement facilitées par l’arrivée des smartphones et de leur GPS intégré. Maintenant, on télécharge une application et c’est parti.

Comment ça marche ?

C’est très simple. Il suffit de télécharger l’application Geocaching (sur Iphone comme sur Androïd), soit dans sa version gratuite, soit dans sa version payante. Pour une initiation, nous avons choisi l’application gratuite. En l’ouvrant, une carte apparaît avec des points verts et des points gris (réservés à la version payante). Chaque point correspond à un geocache, généralement dans un endroit digne d’intérêt, pour laquelle sont données des coordonnées GPS et une description. On clique sur Start et il n’y a plus qu’à suivre la carte et la boussole.

Une fois la boîte trouvée (généralement, elle est bien cachée, bon courage), ouvrez-la et signez le carnet à l’intérieur (avoir un bic avec vous est une très bonne idée). Certains caches contiennent aussi de petis objets que vous pouvez échanger contre ce que vous aurez amené. Enfin, vous pouvez “logger” votre expérience en l’enregistrant sur l’application. Les petits points verts se transforment alors en petits smiley en lieu et place des caches que vous avez déjà découverts.

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Du Monde au Tournant était là. Et à signer à côté de geocacheurs du monde entier.

Premières expériences de geocaching à Bruxelles

Quand on rentre d’un tour du monde, on veut garder la curiosité insatiable du voyage et, en même temps, on (re)découvre sa ville avec des yeux nouveaux. Alors pourquoi pas tester le geocaching dans cette quête de retrouvailles et de nouveautés. C’est ce que nous avons fait, et avec un grand plaisir. Nous sommes partis à la recherche de geocaches, dans le quartier européen, au Botanique ou encore au centre de Bruxelles. Michel a ainsi découvert la deuxième partie du Parc Botanique où il n’était jamais allé, et moi, j’ai enfin vu de mes yeux cette fameuse portion de Senne à ciel ouvert en centre-ville, près de Saint-Géry, que je cherchais depuis des années (oui, Bruxelles aussi a sa Senne, mais souterraine depuis le 19ème siècle).

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En pleine recherche d’un cache, boussole de l’application à la main.

Et avec quelques centaines de caches dans la région de Bruxelles, autant dire qu’on n’a pas terminé la chasse au trésor, et qu’on risque d’en découvrir des petits coins sympas qu’on ne connaissait pas. Je n’exclue pas d’ailleurs d’ajouter moi-même des caches dans certains lieux et jardins secrets que j’affectionne particulièrement mais qui sont peu connus du public. Près de la statue de Peter Pan du Parc Egmont par exemple, une réplique de celle des Kensington Gardens de Londres, offerte en gage d’amitié entre les enfants belges et anglais suite à la Seconde Guerre Mondiale. Un petit coin caché qui mérite d’être découvert. Et, vu le nombre impressionant de signatures que j’ai vues dans les carnets, il le sera. J’ignorais que le geocaching était si populaire avant d’en faire moi-même.

Outre le côté fun du jeu d’orientation, le geocaching est justement une bonne façon de découvrir des lieux originaux, hors des sentiers battus, et les descriptions de caches sont souvent accompagnées de quelques notes explicatives sur l’endroit où ils sont situés. En d’autres mots, je ne manquerai pas de partir à la recherche de quelques trésors lors de mes prochains voyages. Le seul inconvénient, c’est que si on ne dispose pas de connexion internet, il vaut mieux bien organiser le jeu avant de partir. Apparemment, la version payante permet une connexion hors-ligne mais je n’en suis pas encore là.

Petit précis de vocabulaire de geocaching

Et oui, le geocaching a son vocabulaire d’initiés, et, au début, il y a de quoi s’y perdre. Quelques petites explications peuvent donc s’avérer utiles :

  • cache ou geocache : c’est l’objet, souvent une petite boîte étanche (comme un contenant à pellicule photo par exemple), qui est caché et qu’on recherche.
  • moldu ou muggle : terme magique (c’est tiré d’Harry potter) qui désigne les non-geocachers. Ne pas se faire voir par les moldus fait partie du jeu du geocaching. Ca peut corser fortement les choses dans certains cas.
  • TFTC : littéralement, Thanks For The Cache. C’est l’acronyme utilisé pour remercier la personne qui a déposé le cache.
  • CITO : Cache In, Trash Out. Pour ajouter une note environnementale à son loisir, lorsqu’un geocacher fait un CITO, il emporte avec lui un sac poubelle et s’engage à ramasser les déchets qu’il trouve sur son passage.
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Katrien et son copain, rencontrés au Parc du Botanique, en plein geocaching eux aussi.

Voilà, vous êtes parés pour bien commencer. Maintenant, si vous voyez des gens étranges en train de chercher attentivement quelque chose en scrutant leur téléphone, vous savez ce qu’ils font. C’est ainsi que nous avons rencontré Katrien et son copain, sur la piste du même geocache que nous (qui il faut le dire, était bien caché).

Alors, vous vous y mettez quand ?

 

Voir le site international du geocaching (en anglais) et le site belge du geocaching
Combien coûte l’application Geocaching ? Il existe une version Intro gratuite, déjà bien suffisante pour commencer. Si vous vous prenez au jeu, l’abonnement à l’application coûte 9,99€/3 mois ou 29,90€/1 an.
Télécharger l’application geocaching pour Iphone et pour Androïd
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