Michel, je crois que je n’ai plus de sentiments amoureux pour toi.

Nous sommes dans un salon. Ni le sien ni le mien. Je suis assis dans un fauteuil en osier et elle s’est accroupie à mes côtés pour me confier cette affirmation doucement. Je ne décèle pas son agressivité intransigeante de nos désaccords répétitifs. Tout comme le silence qui s’en suit, ces quelques mots sont apaisants : elle ne m’aime plus.

L’été et cette relation touchent à leur fin dans le Mont du Lyonnais, l’avant veille de mon départ prévu pour les vendanges dans le Beaujolais. Mon soulagement ne me surprend guère ; je provoque cet aveu, j’ai besoin qu’elle se l’admette. Je me sens libéré du poids d’un amour impossible. Je vais pouvoir partir ; elle va pouvoir s’enraciner. Je n’avais pas prévu de tomber amoureux d’une sédentaire : Cette personne qui vit à un endroit déterminé, qui loue un logement et qui a des contraintes géographiques.

En même temps, choisit-on de tomber amoureux ?

L’histoire d’un nomade belge et d’une agricultrice allemande qui ont pris un même bus dans la capitale européenne…

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J’étais parti pour revoir une Alsacienne….

J’avais prévu d’aller jusqu’à Hambourg en bus pour rejoindre une amie à Oslo. Une amie… enfin, une amie d’amie, une alsacienne qui aime le cyclo-tourisme lors de ses rares moments de libre ; j’avais envie de voir si nous pouvions tisser des liens, si nous étions compatibles et pouvions envisager de voyager ensemble.

Au final, je verrai Oslo mais je ne verrai pas cette alsacienne qui rentrera directement en France, crevée par ses neuf jours de kayak à Tromso (1800km au nord de la capitale norvégienne).

… et je suis tombé nez à nez avec une berlinoise aux pieds nus

Gare du Nord de Bruxelles, mon vélo dans la soute. Nous sommes au début du mois de juin et c’est l’une des premières grosses journées de chaleur : le bitume chauffe dès le petit matin. Je suis en short et en t-shirt rouge délavé des Francofolies de Spa : je ressemble à un joueur de mini-foot prêt à monter sur le terrain… heureusement, sans les chaussettes hautes ! Je reste à l’extérieur du bus où l’ombre est plus rafraîchissante que l’air surchauffé dans le véhicule. Je discute avec deux, trois personnes.

Comme dans un film (plutôt le genre Juno ou comédie anglaise), Fanny a débarqué pieds nus, accompagnée d’une amie, une colocataire. Elles connaissaient l’une des personnes dehors et s’est jointent naturellement à la conversation : elles étaient toutes venues pour des conférences et rencontres autour l’Europe et l’agriculture biologique. Fanny a rapidement pris la conversation à son compte : nous parlions tous en anglais mais elle, elle répondait à mes questions en français, toujours en français. Je reprenais en anglais car j’imaginais que certains ne parlaient pas ma langue. Elle me troublait. Je ne savais pas s’il faisait cela pour attirer mon attention ou si elle était contente de pouvoir pratiquer la langue française mais dans les deux cas, cela a fonctionné : j’étais concentré sur elle et plus sur les autres.

“Ben oui j’ai marché tout le temps pieds nus au centre ville (de Bruxelles)”

me rétorque-t-elle, comme si j’étais un extraterrestre avec des questions stupides. Les cheveux blonds de cette jeune femme dansent sur ses épaules ; ses grands yeux bleus te captivent et te mangent ; une aura et des mouvements de grâce enfantine ; un corps pas très grand, pas très menu mais beau à voir porter un sac à dos de backpacker aussi grand qu’elle ; une voix mignonne, un accent allemand chantant et croquant ; un visage, des bras et des mains très expressifs ; ses mains et ses avant-bras sont musculeux, elle doit être sportive.

Le bus démarre, sa coloc’ reste en Belgique une journée de plus.

Quand des problèmes sont un coup de pouce du destin…

Nous pourrions nous installer dans nos sièges respectifs et commencer à scruter facebook, twitter, les dernières nouvelles, etc. : Le bus est censé avoir internet mais pas de chance, “il est tout neuf, il est en circulation depuis dix jours donc on n’a pas encore mis le système internet” nous annonce le chauffeur. Je reste dubitatif (ben si c’est nouveau, ça devrait avoir le système non ? charrue avant les bœufs ?). Toujours est-il que cette fois-ci, je ne suis pas trop mécontent. Fanny et moi décidons de continuer à bavarder et nous allons à l’arrière du bus quasiment vide.

Je ne pense pas avoir craqué directement pour elle, peut-être un “boentje” (le béguin) mais je me souviens que j’avais envie de lui parler, que la conversation était naturelle, fluide et je ne voulais pas qu’elle s’arrête car c’était agréable.

2h30 plus tard, Cologne-Deutz, je sors mon vélo du bus et mes quatre sacoches ; Fanny doit rejoindre un ami et l’autre allemande doit attendre un second bus, comme moi mais pas dans la même direction. Fanny part vite, au bout de quatre ou cinq minutes, juste le temps de s’échanger les contacts. Au moment où elle part, c’est là que je sens que j’ai accroché : j’aimerais bien la revoir, c’est une fille intéressante mais là, je pars vers Oslo pour au moins 3-4 semaines depuis Hambourg.

Le destin s’acharne et m’appelle à la rejoindre

Plus je roule vers Oslo en traversant le Danemark, plus je me demande vraiment ce que je fous là alors que de l’autre côté, je passe de plus en plus de temps à parler avec Fanny. En plus, je vois de plus en plus de signe : crevaison, changement du pneu, pluie diluvienne, l’alsacienne qui ne passe finalement pas par Oslo, etc.

Je deviens fou de Fanny, de manière inexplicable ; j’ai envie, besoin de lui parler le matin et le soir ; de l’entendre, qu’on se parle pendant des heures, qu’on parle de nos vies et de l’envie de se voir, d’être coquins comment des adolescents : des conversations de plus en plus intimes, intenses et torrides. Il est clair que ce n’est pas un simple flirt virtuel mais une vraie connexion qui se transpose en tension sexuelle intense.

Après une petite semaine en Norvège, je ne peux plus attendre pour être à ses côtés. Je traverse la mer du Nord, le Danemark (merci à deux religieux qui m’ont embarqué à la sortie du ferry) et la moitié de l’Allemagne en 24h, finissant par 40km à vélo, une belle colline de 20 km, en ayant dormi que 2h en tout et pour tout depuis la veille. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas de folie mais ma manière d’être : intense et sans barrière, le “one step at a time” n’est pas dans mon ADN.

love, une village de norvège

Je me retrouve devant sa maison en pierre délabrée qui fait face à l’église de la petite ville. Sous ce grand soleil, je suis dégoulinant de sueur par ces deux heures de vélo mais je n’y pense pas ou peu. Je suis devant chez Fanny, enfin.

Elle ouvre la porte et je guette sa réaction : elle est contente de me voir. Dès cet instant, je ne contrôle plus mon corps. J’ai une envie irrésistible de ressentir sa peau sur la mienne.

Face à elle, mon corps et mon esprit sont chamboulés

Face à elle, je ne me reconnais plus : mon odeur corporelle change, son sourire et un regard complice suffisent à provoquer en moi un sentiment de béatitude et de plénitude.

Je craque totalement pour elle, je veux juste passer du temps avec elle, découvrir son monde, l’agriculture bio qu’elle affectionne tellement. Certes, j’y étais déjà sensible car Julie et d’autres m’ont “initié” mais avec Fanny, je veux m’investir dans l’apprentissage. Je suis en Allemagne, pas de travail fixe : je peux passer mon temps à aller jardiner avec elle, cueillir des cerises dans les arbres publics, cuisiner, parler. Quand nous sommes dans la même pièce, j’ai besoin de la prendre dans mes bras, de la toucher, de sentir sa peau, que nos pieds s’effleurent.

Ce premier soir, nous pique-niquons dans le potager de l’université ; ses amis de la faculté passent arroser leur fruits et légumes. Ils se joignent à nous et à la nuit tombante, nous décidons d’aller à la piscine : nous passons au-dessus des barrières, tout le monde se met à poil rapidement et plonge et nage, avec cette inquiétude et cette euphorie d’une liberté interdite.

Mon corps mais aussi mon esprit étaient en ébullition, libres de toute contrainte matérielle, géographique ou d’emploi du temps, je me suis vite posé la question du sédentarisme :

Vais-je rester en Allemagne, au beau milieu de nulle part pour être avec elle ?
Vais-je me sédentariser ?

Il est bien court, le temps des cerises

C’était l’été dans le centre de l’Allemagne : un soleil brillant, une température rendue agréable par une légère brise mais chaque jour, au début de l’après-midi, un vent violent et une pluie diluvienne s’abattaient sur cette petite ville, avant que le soleil ne reprenne ses droits.

Alors que j’étais en route vers Oslo, j’avais dit à Fanny que j’étais polyamoureux et nomade ; elle m’avait dit qu’elle était monogame et qu’elle commençait son Master dans cette petite ville allemande connue pour ses cerisiers. Je ne m’attendais pas à tomber amoureux mais ce fut foudroyant. Il ne fut pas longtemps pour que je l’appelle affectueusement mon Allemande ou sur un ton espiègle Meine Frau (ma femme) ; elle s’amusait à jouer avec les langues française et anglaise en m’appelant Cherry (cerise) avec son accent américain, se rapprochant du mot chéri.

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J’ai passé environ deux semaines avec Fanny. Puis je suis rentré en Belgique, reparti la voir deux jours avant d’aller aider dans un festival à Francfort puis retourné la voir quelques jours, avant de partir… précipitamment. On se connaissait à peine mais tout était intense : mes sentiments, le sexe mais aussi les problèmes de communication et de points de vue… et les disputes.

Polyamour : pour vivre heureux, vivons cachés ?

Je ne sais pas trop quand ça a cassé en moi, entre nous, s’il y a eu un “nous” pour elle ; pour moi, il y en avait un ou je voulais en construire un. On se disputait beaucoup, ou plutôt, elle me disputait et j’encaissais les coups, impassible au début. Mauvais timing aussi, entre ses études et des problèmes qu’elle avait besoin de régler avec elle et avec sa famille d’une part, nos problèmes de communication et nos attentes, sans doute différentes, d’autre part.

Certes, je suis polyamoureux et nomade mais face à elle, cela ne me venait même pas en tête de voir une autre personne car j’étais subjugué, obnubilé par mon Allemande et l’idée de passer du temps avec elle ; elle n’entendait pas ce que je lui disais, elle ne me croyait pas ; elle ne comprenait pas que je puisse l’aimer. A contrario, elle avait intégré que j’étais un voyageur polyamoureux, et peut-être que Fanny avait peur ou pas envie de s’attacher à moi, peut-être me prenait-elle pour un beau parleur qui faisait son charabia pour conquérir son cœur le temps d’un été.

Meine Frau voulait aussi éviter des ragots, elle ne voulait pas “s’afficher” avec moi en dehors de sa colocation malgré qu’il était clair pour tout le monde que le mec qui dormait dans sa chambre depuis deux semaines n’était pas homosexuel (ou un sans-abri qui logeait sur sa carpette). Le voyage, le nomadisme, les choix de vie assumés me rendent plus serein et j’accorde peu d’importance aux avis des personnes qui n’acceptent pas ma manière de vivre.

Moi, je réfléchissais au moyen de rester avec elle, des possibilités qui m’étaient offertes, sachant que je ne parlais pas allemand ; elle essayait qu’un homme ne s’attache pas trop à sa vie désordonnée.

Cela me heurtait qu’elle me cache, même si je comprenais que c’était “tout nouveau” et qu’on ne savait pas où on allait.

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Des attentes et des attitudes inconciliables ?

Le deuxième ou le troisième soir, nous sommes allés à un barbecue-camping sauvage à une vingtaine de kilomètres de sa ville ; c’est à mon réveil, seule dans la tente, que j’ai réalisé que plus qu’un désir ardent pour elle, j’avais l’envie que notre relation fonctionne : j’étais inquiet d’abord car je ne la trouvais pas dans la nature, puis furieux et blessé de la voir dormir en cuillère avec un autre homme qui me connaissait, avec qui on avait nagé le premier soir dans la piscine.

J’attendais d’elle que je sois au moins son favori, moi qui était revenu de Norvège aussi vite que possible pour être avec elle et qui était encore là, après qu’on ait fait l’amour plusieurs fois – cela signifiait quelque chose, non ? – ; mon Allemande ne voyait pas le mal vu que j’avais clamé être polyamoureux et qu’elle ne me devait rien, et qu’il ne s’était rien passé avec l’autre de toute façon. Cette histoire m’a blessé terriblement et elle fut exemplative de nombreusx conflits, en plus de ses sautes d’humeur que je trouvais compliquées à gérer ; je me rendais compte également que mes comportements et mes demandes l’énervaient particulièrement.

Fanny m’offrait des moments de bonheur pur lorsqu’elle me regardait avec tendresse, rien qu’en esquissant un sourire, lorsqu’on qu’on faisait l’une ou l’autre activité ensemble ou encore quand elle me disait vouloir voyager à vélo jusqu’à Berlin avec moi. Cela s’accompagnait aussi de nombreuses disputes et d’un manque d’empathie réciproque de plus en plus présent. Où pouvais-je dormir à Berlin ? Comment j’allais en France pour travailler avec elle après, avec mon vélo à Berlin et mon ordinateur que je devais récupérer à Bruxelles ? Elle ne se souciait pas de ces détails.

Cette Mathilde vers laquelle je reviens

Après de nombreuses disputes, je me sentais malheureux : j’ai pris cinq trains en un jour pour revenir en Belgique, pour retourner à mon fief qui est aussi mon refuge, pour mettre un terme à cette spirale négative. Les disputes ont tu mon cœur et ont laissé ma raison s’exprimer ; je me suis rendu compte que Fanny était ma Mathilde de Brel, la femme à qui je n’arrivais pas à résister, que je souffrais de cette relation d’aimants qui s’attirent et se repoussent constamment. Elle n’en jouait pas, j’imagine ; elle n’avait pas l’intention de me blesser, je crois.

Nous n’étions plus synchronisés – l’avons-nous seulement été ? -. Nous n’avions peut-être pas les mêmes attentes et les mêmes désirs, et cela se transformait, de part et d’autre, par de grandes frustrations et des disputes violentes auxquelles je n’étais plus habituées ; Julie étant quand même la crème des crèmes, elle n’a jamais provoqué volontairement une dispute en cinq ans d’amitié dont un an en voyage autour du monde. J’étais aussi à un point de ma vie où mon esprit était apaisé et où je n’avais pas besoin de me disputer pour faire vivre la passion ; je vivais la vie que je voulais et j’étais en recherche perpétuelle de ce qui faisait mon bonheur.

J’ai rejoint mon Allemande à vélo dans le Mont du Lyonnais, une quinzaine de jours plus tard, et j’y ai eu quelques moments d’intense bonheur : nos retrouvailles enflammées, une balade photographique dans le village où nous logions, rigoler avec elle en récoltant les tomates dans les serres, la contempler faire la vendeuse souriante au marché bio de la Place Ambroise Courtois, à Lyon.

Malheureusement, ce fût aussi le lieu d’intenses disputes et d’une fin qui s’était déjà amorcée en Allemagne.

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Mes conclusions : Le nomadisme et le polyamour sont-ils compatibles avec une vie amoureuse durable ?

Un besoin de décloisonner les types de relation

Philosophiquement, je suis polyamoureux. Cela veut dire que que je pense qu’on peut aimer plusieurs personnes en même temps, qu’on peut avoir le désir d’enlacer, d’embrasser, de faire l’amour à plus d’une personne et de ressentir des sentiments pour chacune de ses personnes.

Même nomade, même si ce n’est que pour quelques jours, semaines ou mois, je m’investis dans une relation, j’aime connaître la personne et passer du temps à faire des activités avec elle. Comme on rencontre des “amis de voyage”, on peut trouver des âmes qui nous font du bien au cœur et pour qui on veut être un élément positif de sa vie.

Avec Fanny, j’étais amoureux comme un fou et encore maintenant, quand on fait une visio-conférence et qu’elle sourit, je suis conquis. Je me garde des garde-fous pour ne pas souffrir, je fais taire mon coeur et elle fait (trop) attention à ne pas me faire mal.

Oui, nous sommes encore amis. Non, nous ne nous sommes pas encore revus, même si nous avons essayé. Oui, la relation est compliquée et pas forcément saine car nous ne sommes pas “synchronisés” et il y a toujours une phrase, une intonation qui va faire du mal à l’autre.

Oui, j’ai aimé une autre femme depuis mon Allemande, une connaissance de Julie. Non, ça ne s’est pas bien fini et pour le même style de raisons, je pense.

Le nomadisme, pas une fin en soi

Je suis nomade par choix, pas par obligation. Les septiques et les inquiets me demandent toujours “mais penses-tu réellement que tu peux être nomade toute ta vie ? et ta pension ?”. Si je ne me soucie guère de la dernière question (les règles vont changer d’ici l’âge supposé de la retraite), la première m’a toujours semblé saugrenue. Pourquoi être nomade maintenant implique que je serais nomade toute ma vie ?

Je vois le nomadisme comme une envie à un moment donné, l’envie d’expérimenter, l’envie de changement, l’envie de partir à l’aventure et à la découverte sans contrainte de temps, de pouvoir partir plus qu’un weekend, de pouvoir décider de rester plus longtemps si je veux ou de partir directement si je ne me sens pas à ma place.

La sédentarisation peut aussi être une envie de changement… lorsqu’on est nomade. Je n’ai jamais remis en question la possibilité de redevenir sédentaire. Et de redevenir nomade après avoir été sédentaire.

Alors, l’amour est-il possible pour un nomade ?

Même si cette expérience n’a pas été fructueuse, elle m’a permis de me rendre compte que je pouvais aimer une sédentaire. Une sédentaire, c’est une personne qui voyage moins ou de manière plus structurée (vacances, boulot, etc.) et j’imagine qu’on peut s’adapter, l’un comme l’autre. Avec Fanny, j’ai aussi compris que je pouvais m’arrêter d’être en voyage perpétuel pour une projet d’une ou deux années, pourquoi pas.

J’ai vu d’autres relations entre des personnes des nomades et des sédentaires ; entre nomades également qui se sont trouvés et continuent à voyager ensemble.

Secrètement, enfin plus maintenant, je rêve de rencontrer quelqu’un lors d’un voyage et qu’on se plaise tellement qu’on décidera de monter un projet ensemble, que ce soit un long voyage, monter une petite entreprise ou travailler pour un client à l’autre bout du monde mais être avec quelqu’un qui, sur un coup de tête, peut me proposer de repartir à l’aventure et qui n’aura pas peur de l’inconnu ! Peut-être que ce ne sera qu’un bout de chemin, de quelques mois ou de quelques années, mais pendant ce temps, on sera synchronisé sur notre envie d’être ensemble… Et peut-être que je croiserai une autre femme dans un bus, un avion, un train ou un café, en route vers d’autres aventures mais ça, ce sera une autre histoire !

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Poursuivre l’expérience…

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Sur le même sujet : le nomadisme et l’amour.

Barfuß am Klavier

Et je suis encore assis
Pieds nus au piano
Je rêve de chansons d’amour
Et toi et moi
Cela n’a pas fonctionné comme je l’espérais

Tu voulais tout savoir
Et cela m’a fait fuir
En fait, tu n’es pas restée longtemps
Avec moi
Alors je préfère rester assis pour me sentir vivant
Pieds nus au piano

  • AndyMoi

    Merci de partager cette belle aventure avec nous.
    Je m’étonne cependant que tu te présentes à Fanny comme polyamoureux et que tu t’offusques ensuite de ne pas être “son favori” et de la voir dormir avec un autre. Dans ma conception, le polyamour c’est aussi travailler sur soi et sur la jalousie qu’on éprouve dans ce genre de situation.
    Bonne chance pour la suite !

    • oui, je m’étais présenté comme cela. Mais surtout, j’avais fait ce long chemin pour la rejoindre et elle m’avait proposé d’aller au camp avec elle et on était supposé dormir ensemble, d’où le “favori” dont je parlais 😉 J’ai une tendance polyamour mais je n’ai jamais eu plusieurs relations d’une même intensité dans une même ville en même temps… De plus, elle était monogame donc je ne m’attendais pas à la voir dormir avec un autre homme que moi alors qu’on avait prévu de dormir ensemble lorsque, au moment d’aller dormir, elle m’avait dit qu’elle me rejoignait plus tard 😉

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