Couchsurfing est un réseau de voyageurs qui demandent et offrent l’hospitalité : Couchsurfing en France, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Iran, etc. on trouve des “CS” partout dans le monde.

J’ai commencé couchsurfing (CS) en août 2007 et Julie en 2008. Et ce réseau de voyageurs a réellement changé mon rapport au monde et au voyage. Dans ce premier article du triptique, j’aborde les avantages que j’ai trouvés, ce que ce réseau de voyageurs m’a apporté (au début du moins). On peut bien entendu vivre ces avantages hors de couchsurfing, sur d’autres réseaux et forums comme TrustRoots ou voyagereference.com, par l’hébergement spontané ou simplement en parlant avec des voyageurs rencontrés en route.

Dans les deux prochains articles, je parlerai :

  • des désavantages de couchsurfing, ou en tout cas de mes désillusions face aux multiples changements;
  • des alternatives à couchsurfing : les autres réseaux qui existent et/ou se développent.

1. avec couchsurfing, j’ai amélioré mon anglais

J’ai découvert CS dans un article de mon cours d’anglais à l’université. Ce cours, je l’ai raté car j’étais une bille en grammaire/vocabulaire. En accueillant des gens du monde entier, j’ai petit à petit amélioré mon anglais. Bon, j’ai aussi rencontré une famille britannique et j’ai beaucoup travaillé avec eux mais en accueillant une vingtaine de fois des non-francophones entre 2007 et 2009, j’ai bien amélioré mon anglais et en arrivant au Québec, je n’avais plus peur de parler en public, avec les clients ou d’autres voyageurs.

2. J’ai rencontré différents mondes sur couchsurfing

De gauche, de droite, écologiste, étudiants, entrepreneurs : j’ai rencontré tout type de personnes sur ce site internet. Ils n’ont pas tous les même raisons d’accueillir : certains ont leurs enfants qui ont fait cela, d’autres veulent rencontrer des gens car ils n’ont pas le temps de voyager ou aiment recevoir, d’autres aiment les city-trips ou les voyages à vélo. On rencontre le monde, la variété du monde sur couchsurfing.

3. j’ai découvert des lieux et des événements connus que des locaux (couchsurfeurs ou non)

Du carnaval de Viajeggio (Italie) à un trek sur une colline de tubes de pierre en Nouvelle-Zélande, en passant par des petits bars locaux et des fêtes étudiantes ou un restaurant belge au milieu de nulle part au Kenya, les locaux (et expatriés) ont tous leurs petits endroits favoris, leurs soirées ou événements “privés” (ou du moins pas large public) qu’on ne retrouve pas sur les sites des offices de tourisme.

4. J’ai appris sur moi-même et sur ce qui m’importe

J’ai voulu essayer le voyage à vélo car j’étais sportif ; j’ai parfois dormi en camping sauvage lorsque je n’avais pas de canapé, ou dans un vieux canapé de couchsurfeur dans un salon envahi par des jouets d’enfants. J’ai retenu de cela que ce qui m’importait en voyage n’était pas le confort mais la rencontre, l’expérience locale, le sourire des gens et les discussions, longues ou le temps d’un verre sur un bord de route.

J’ai appris que je pouvais être sociable et que j’avais le contact facile dans une situation de rencontre locale ; j’ai aussi appris que je préfère souvent prendre le temps en voyage. Et que je n’ai pas envie de faire toutes les attractions touristiques de chaque ville. Me balader, bavarder, apprendre sur la ville, le pays, l’histoire m’apprennent plus sur les gens que leur “tour eiffel/atomium” locale/nationale.

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5. Couchsurfing, c’est (bien souvent) de la générosité à l’état brut

Couchsurfing, ou plutôt les gens que j’ai rencontrés sur ce site, m’ont fait prendre conscience qu’il y a plein de gens bons dans la vie à qui cela fait plaisir d’aider. J’ai longtemps eu du mal à être accueilli par des couchsurfeurs alors que je prenais un grand plaisir à loger des cs, à leur montrer ma ville, à leur refiler une tablette de chocolat au moment de leur départ. Cela me semble naturel de le faire ; c’est difficile de recevoir mais on s’y habitue.

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Nicole nous a offert tellement, et notamment son réseau d’amis !

6. Couchsurfing, c’était la liberté

J’ai longtemps vu couchsurfing comme un espace de liberté : libre d’échanger, de parler, d’être accueilli sans qu’on attende de nous un retour financier. C’est une grande liberté de parole et d’échange, c’est se sentir libre dans ses destinations de voyage, libre de rêver à d’autres possibles. C’est la liberté d’avoir un appartement pas bien rangé et d’avoir en retour le sourire d’une personne qui est content d’avoir un toit et un matelas au sol ou un canapé. C’était la liberté de pouvoir voyager facilement : même dans les villages de France ou du Québec, on trouve souvent une personne qui est sur le site et ravie qu’un voyageur veuille passer par chez elle.

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7. Couchsurfing comme code de reconnaissance entre “vrais” amoureux des rencontres humaines

Ce qui m’a marqué, dès le départ, c’est le rapport humain qu’on retrouvait sur couchsurfing : on aide ou on se fait aider, on partage un café, un repas, un espace pour dormir, on rend service. Qu’on reçoive quelqu’un ou qu’on soit accueilli, on ne cherche pas à profiter d’une personne mais à bénéficier de ce qu’elle veut bien nous offrir et à partager des moments d’humanité : que ça soit un matelas sur le sol chez une personne trop occupée à la naissance d’amitiés durables.

Cette envie de partage et de rencontres est encore souvent présent mais des sites, des blogs et même couchsurfing lui-même parlent souvent du réseau de voyageurs comme un moyen de loger gratuitement.

Du coup, pas mal de gens intéressés par aller se bourrer la gueule dans une ville veulent trouver un lieu où aller à 3-5 personnes et ne sont pas intéressés à passer du temps ou à partager avec les hôtes mais juste à profiter d’un endroit gratuit : des gens qui veulent juste profiter de la “nightlife” et que je ne verrai pas ou seulement saoul de la veille, ça ne m’intéresse pas ; un voyageur dans le besoin ou sur la route qui cherche un lieu en transit où se reposer et une petite conversation pendant qu’il bénéficie d’un repas chaud, cela me fera toujours plaisir de l’aider comme on m’a souvent aidé dans cette situation.

Comme vous le comprenez, il y a beaucoup d’avantages au couchsurfing mais dans le prochain article, je vous parlerai aussi des désavantages du couchsurfing et surtout de mes désillusions face à l’évolution du site internet. Un troisième article parlera des alternatives… à très vite !

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