Connais-tu la Ruhr, et plus précisément Duisbourg (Duisburg) ? Y-es-tu déjà allé ? Je parle de la ville à côté de Dusseldorf, en Allemagne.

la région de la Ruhr, donnée par le nom de la rivière locale, est connue pour son industrie minière et métallurgique sur le déclin. Autant dire qu’à première vue, tu pourrais me dire “fieu, tu ne vends pas du rêve !”. Je te comprends mais viens voir de plus près…

Duisbourg - vue depuis le Landschaftspark

Duisbourg – vue depuis le Landschaftspark

Vue longtemps comme une ville “sale”, la ville de Duisburg (et la région de la Ruhr) travaille fort pour stopper les préjugés… mais aussi pour repenser la ville. En 2010, la région a d’ailleurs été capitale européenne de la culture.

Invité par les offices de tourisme et la société de train Thalys (en 1ère classe à l’aller… j’avais vu que c’était moins cher que la seconde classe :p ), j’embarque à Bruxelles, passe par Liège et 2h26 plus tard, me voilà à Duisburg !

A noter que dans ce train qui va de Paris jusqu’à Essen, il y a du wifi gratuit aussi bien en 1ère classe qu’en seconde (moi qui aime bosser les transports en commun, j’apprécie!).

 

Au passage, je te présente Steffie, avec mon bonnet de raton-laveur : une amie allemande qui a voyagé avec moi.

Aller, je te laisse découvrir ce que j’ai vu et ce que j’en ai pensé 😉

Duisburg, ville industrielle ?

Alors oui, la région de Ruhr a indéniablement un paysage industriel: des terrils et des usines qui dégagent de grandes fumées blanches sont présentes à l’horizon dès qu’on quitte la ville de Duisburg. Cela fait son charme, cela forge son histoire tout comme son présent. Ce n’est pas une ville carte postale.Duisbourg © Michel DvorakDuisbourg © Michel Dvorak

D’ailleurs, mon super guide Frank a bien compris que j’étais intéressé par le côté humain. Il m’a montré les quartiers méconnus du tourisme en bus : le quartier du port, le plus vieux quartier minier de la Ruhr (je vous en parle prochainement) que les habitants ont réussi à sauver de la destruction par la ville, ainsi qu’un bref crochet par le quartier plus turcophone.

J’ai particulièrement aimé le quartier du port de Duisbourg et les quelques rues aux alentours que nous avons empruntées : on sent une effervescence culturelle et une belle vie de quartier. Nous avons mangé dans le repère de marins “Zum Anker” (Pour ancrer ?) : un repas copieux et pas cher ; et si tu as encore de la place (ce que je n’avais plus mais je me suis forcé pour toi public), il y a des glaces. Le personnel est sympa, que demander de plus ?

Dans la région de la Ruhr, nous sommes allés visiter rapidement le site Unesco Zollverein World Heritage, une mine réhabilitée en musée et en centre artistique. La visite peut être guidée et cela permet de mieux comprendre le rôle de l’industrie minière dans la région et son importance pour la population mais aussi le dur labeur que ça représente.

Duisburg, ville de raffinement et de sport ?

Duisburg nous a proposé d’aller visiter, à 20-30 minutes dans le nord de la ville, le Landschaftspark (je vous en parlerai, promis !) : d’une industrie minière, les bâtiments sont devenus un parc d’attraction où l’on peut venir s’y promener gratuitement et faire un tas d’activité comme de l’escalade ou de la plongée !

Un bâtiment est devenu un restaurant, un autre est devenu une auberge de jeunesse, etc. On a vu plusieurs étudiants en art venir peindre et dessiner cette œuvre architecturale monumentale.

Duisburg © Michel Dvorak

En parlant d’œuvre, Duisburg met à l’honneur l’un de ses artistes locaux à la renommée internationale : Lehmbruck. La ville a ouvert le musée Lehmbruck, dessiné par le fils de l’artiste. Ce n’était pas au programme initialement mais ça me semblait tellement étrange d’avoir un musée consacrées aux statues alors qu’elles sont généralement visibles dans les lieux publics. Et ce fut une agréable surprise mais je conseille d’avoir un guide ou un guide-audio.

A quelques centaines de mètres du parc, il y a la Dellplatz, où tout autour, tu trouveras restaurants et bars à ton goût. On a mangé thaï au “Nuh’s Thai Schnellrestaurant” ; on a aussi rencontré la patronne du restaurant Webster, qui est aussi une micro-brasserie artisanale (ça aussi je t’en parlerai un de ses jours !).

Pour revenir au sport, à l’est de Duisburg, à Bottrop, il y a un centre de ski alpin : une piste artificielle de ski et d’autres activités sportives possibles. On y était allés pour la vue donc je ne sais pas ce que ça donne (et je ne ski plus à cause de mes épaules).

Mon avis sur Duisbourg et la Ruhr

Duisbourg, ce n’est pas une carte postale mais c’est une ville où les gens y vivent vraiment, des gens qui sont aussi curieux (des ados m’ont demandé trois fois si j’avais une chaîne youtube ou si j’étais un instagrameur !), une ville où l’on peu y passer un long weekend sans s’ennuyer : on peut louer des vélos et aller au Landschaftspark ou se balader le long de la Ruhr. Vous pouvez aller au sud de Duisburg et avoir une belle vue sur l’industrie minière à Tiger & Turtle (l’œuvre en forme de montagne russe).

Ce n’est pas une ville romantique mais c’est une ville intéressante à découvrir et qui n’est pas si loin de Paris, Bruxelles ou Liège avec pourtant une culture et une histoire différentes. Et sur place, c’est relativement plat donc on peut se déplacer à vélo  (ou en voiture si vous voulez visiter la Ruhr) et prendre le temps de visiter sans tourisme de masse.

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