Récit du voyage en train et à vélo de Zagreb à Rijeka

C’est la première fois que je mets les pieds en Croatie : pour cette grosse semaine de voyage, je décide de partir de Zagreb, la capitale, pour rejoindre la côte de Rijeka. Mes modes de transport ? le train et le vélo afin de découvrir les paysages, la diversité, prendre le temps de parler avec les gens et de les écouter raconter leur pays.

Je ne connais rien de ce pays hormis qu’il a une équipe de football forte (du moins, quand je regardais encore le foot) et je peux plus ou moins situer le pays sur un carte (et encore).

En ce mois de juin, la météo est vraiment favorable : des températures toujours au-dessus de vingt degrés et, sans doute de la chance, qu’une seule après-midi d’averse pour ce voyage d’une semaine.

Zagreb, une capitale agréable de jour comme de nuit

J’arrive avec un vol en fin d’après-midi et après avoir posé mes sacs chez une couchsurfeuse qui m’a laissé son appartement, je pars me balader dans la ville. Les enfants jouent dans les fontaines à côté de chez moi ; proche de la gare, les gens boivent le café à la terrasse. Le café, c’est important en Croatie.

une terrasse de Zagreb

une terrasse de Zagreb

Les bâtiments massifs “s’orangissent” alors que le soleil doucement décline. Ces bâtiments massifs avec des grosses pierres polies me rappellent Prague. Apparemment, c’est le style austro-hongrois, voire viennois, de ce que j’en ai compris.

Zagreb's Art Pavilion - Meštrović Gallery

Zagreb’s Art Pavilion – Meštrović Gallery

Il y a un festival de danse dans un parc, et sur plusieurs places publiques ; l’ambiance est bonne enfant et les sourires sont sur les lèvres.

Le lendemain soir, je prends des rues au hasard, je monte dans le haut de la ville et j’arrive dans une ruelle piétonne, éclairées par des lampions : un groupe local reprend des musique de rock américain et tout le monde danse, la bière aussi. A cinq minutes à pieds, un cinéma à ciel ouvert : c’est le festival. Il y a de l’animation dans le haut de la ville.

Pourtant, entre les deux festivals, il y a aussi le calme imposant de l’église Saint Mark.

Eglise saint-marc à Zagreb

Eglise saint-marc à Zagreb

En journée, outre aller voir le cimetière multiconfessionnel, je profite du soleil pour marcher dans ces mêmes rues, profiter des anecdotes de ma guide, prendre des photos cartes postales, et découvrir aussi pas mal de street arts qui sont valorisés par la ville. Et me restaurer bien entendu (ce sera pour un autre article mais je devrai sans doute y retourner plus longtemps ! 😉 ).

Je me sens serein dans la ville, de jour comme de nuit : il y a du monde et les gens sont aimables ; on peut rentrer chez soi la nuit paisiblement. Apparemment, il y a sans cesse des festivals au printemps et l’été ; ça doit aider à être de bon humeur 🙂

Où dormir, où manger à Zagreb ?

Je n’ai dormi que deux nuits à Zagreb, dont une chez une couchsurfeuse. De ce que j’ai vu, il y a une offre variée de logements à Zagreb : de l’auberge de jeunesse (avec aussi des chambres privées) en passant par du logement chez l’habitant et des hôtels. Les transports sont suffisamment bien pensé pour qu’on puisse atteindre le centre ville en maximum un changement.

J’ai dormi à l’hostel Taban, qui m’a “upgradé” (ça a du bon d’être blogueur invité :p). Le personnel est sympathique et serviable. L’hostel, qui est aussi un bar, est au bout de la rue animée Tkalčićeva. On peut donc donc entendre des gens heureux et alcoolisés dans les rues. La chambre que j’ai eu était propre et bien décorée (la marque suédoise est bien présente ici ^^).

Pour les restos, on m’a emmené dans plusieurs restaurants avec une cuisine moderne : de manière générale et en particulier à Zagreb, j’ai toujours été satisfait voire ravi des plats et de la quantité. Donc vous pouvez soit tenter à l’aveugle, soit essayer ceux que j’ai testé :

  • du côté des parcs de la basse-ville : Lari&Penati (pour des plats travaillés) ;
  • dans le quartier de la rue Tkalčićeva :
    • Otto&Frank, qui a notamment des bonnes bières de micro-brasserie;
    • ou un restaurant plus traditionnel, La Štruk.

Ce dernier m’avait été conseillé par par ma super guide Kristina Hlaban – qui guide en français et en anglais.


Jastrebarsko, terres fertiles pour le vin et l’agriculture


Sur conseil de l’office de tourisme, j’embarque le vélo dans le train croate (HZPP) pour Jastrebarsko (35 km au Sud-Est de Zagreb) pour éviter de me retrouver sur la route avec trop de voitures. Son petit nom utilisé par les habitants? Jaska (pour information 🙂 ).

A 2,5km de la gare, le centre de la ville n’offre en soi rien d’exceptionnel à visiter. On peut par contre louer des vélos électriques à l’office de tourisme de Jastrbarsko (site en anglais), ce qui vous sera bien pratique pour la suite.

Son climat maritime et ses vallées font de Jaska une région agréable ou se promener hors de la ville ; c’est également une région viticole. On y produit davantage de vins blancs que de rouge, et surtout plus de mousseux que dans le reste de la Croatie.

Ivana me propose d’aller déguster du vin au domaine viticole de Jagunić. En Plus de pouvoir y acheter du vin, si on réserve, on peut également aller y manger en groupe. Voire, si on est nombreux, réserver la salle des fêtes.

Jagunić winery

Partager un verre avec l’office de tourisme de Jaska

Le monsieur qui nous reçoit ne parle pas anglais ; on est un peu hors saison et son fils qui s’occupe de développer les activités au domaine est parti présenter les vins à un salon. On sent beaucoup de douceur et de gentillesse dans le regard et les mains de ce vigneron. Le domaine appartient à sa famille depuis des générations et on voit que c’est un bijou qui lui tient à cœur. Même les chatons se sentent bien dans le domaine 🙂

Il est aussi possible de manger des repas copieux (j’avais eu une pièce de viande énorme et tendre) dans des restaurants avec vue sur les coteaux, comme au Restoran Ivancic.

Le ventre bien plein… le reste de la journée sera centrée sur… la nourriture !

On visite d’abord un vieux moulin à eau “Zvonimir Celinscak”. C’est aussi l’occasion de voir une ancienne maison croate traditionnelle en milieu rural.

Moulin à eau de Jaska Zvonimir Celinscak

Moulin à eau de Jaska Zvonimir Celinscak

Notre hôte est un homme âgé, catholique pratiquant, aux yeux pétillants ; il se dégage beaucoup de bonté de ce vieil homme. Il est artiste-sculpteur et offre des statues religieuses aux amoureux qui vont se marier. Il pousse la chansonnette pour nous et nous montre le fonctionnement d’un moulin à eau.

Il me montre ensuite la maison traditionnelle pendant que l’agent de l’office de tourisme passe un coup de fil à l’extérieur : autant vous dire que je n’ai pas tout compris 🙂

Pour une visite, il est conseillé d’annoncer votre venue quelques jours avant, surtout sur vous voulez avoir un guide en anglais auprès de Jasnica Vojvodić : +385 98 929 1639

Nous finissons le tour de la région de Jastrebarsko par une visite rapide par l’éco-ferme Dragica Repar.

C’est une petite société de transformation d’aliments bio. Vous pouvez y déguster et acheter des produits mais aussi y dormir ; par contre, si vous cuisinez, il faut que ça soit végétarien.

Le dame qui a monté ce projet est avenante et passionnée par le bio et le bien-être ; elle organise aussi des ateliers pédagogiques pour les écoles avoisinantes afin de conscientiser les enfants tout en s’amusant.
Info et réservation : 0038598236005

Je repars de Jaska avec le sourire : dans ce coin de pays, il y a de belles personnes qui nous permettent d’avoir des bons produits du terroir et on voit qu’ils sont passionnés par leur métier.

Il est déjà 17h et il me reste 1h-1h30 de vélo pour rejoindre Karlovac : il est donc grand temps de se mettre en selle !

Merci à Ivana de l’office de tourisme de Jastrebarsko pour ce chouette parcours personnalisé.


la ville de Karlovac :  la ville qui a connu la guerre à une superbe région à la rivière bleue turquoie


la ville de Karlovac est à une cinquantaine de kilomètres de Zagreb. Du tourisme international, il y en a peu ; c’est surtout un arrêt pour les touristes croates qui viennent de l’Est et qui veulent rejoindre la côte.

La Korana est l’une des deux rivières qui la traversent ;  elle est prisée des locaux qui attendent avec impatience la date officielle, début juillet, à laquelle ils peuvent s’y baigner. Et apparemment, il y a foule à ce moment-là.

Karlovac

Le passé de Karlovac est essentiellement militaire. Fondé au 16e Siècle par Charles II, la ville de Charles (Karlovec en Kajkavian, langue/dialecte de la région) a été fondée à la fin du Moyen Âge, pour être un rempart à l’envahissement potentiel par les Ottomans. On y a donc construit une forteresse en étoile à 6 branches. Aujourd’hui, des parcs ont été aménagés dans ce qui était autrefois les fossés de la forteresse.

Le site d’information touristique de Karlovac pourra vous donner de plus amples informations sur que faire dans le coin.

La guerre d’indépendance croate (91-95)

Ce que je ne savais pas avant de venir en Croatie, c’est qu’entre 1990 et 1995, il y a des conflits puis une guerre après l’ultimatum de 1991 : la guerre d’indépendance croate. Je ne suis pas historien et je n’ai pas approfondi la question mais de ce que j’ai compris et schématisant : fin des années 80, des tensions nationalistes des les pays fédérés de la république de Yougoslavie se font sentir, notamment entre les populations serbes et kosovares.

En 1990, la Croatie vote son indépendance de la république de Yougoslavie par référendum, ce que le pouvoir pouvoir central, gouverné par les Serbes, n’acceptera pas et tentera de réprimer via l’armée fédérale (JNA), composée essentiellement de Serbes ; le pouvoir central voulant lui créer une grande Serbie.

Si vous voulez plus d’information, il y a le musée de la guerre d’indépendance croate, à l’air libre et gratuit (je ne l’ai pas visité).  Il n’y a pas de site internet à ma connaissance. Vous pouvez y voir des ruines et des chars d’assaut.

Depuis Karlovac, on part vers la rivière Mrežnica pour une activité aquatique !

la Rivière Mrežnica, kayak dans des bassins d’un bleu turquoise (région de Karlovac)

Dans la grande région de Karlovac, il y a de nombreuses rivières et notamment la rivière Mrežnica. Il y a quelques endroits sur la route entre Karlovac et Mrežnica qui en valent un petit arrêt…

Mrežnica

aire de pic-nic à côté de la rivière Mrežnica

Certains spots de cette rivière sont pris d’assaut par les touristes, tant du pays qu’internationaux pendant l’été, ces coins peuvent être bondés (pour ma part, j’évite ce genre d’ambiance).

On m’a amené faire du kayak dans une spot moins prisé mais avec beaucoup de charme ; en juillet, deux festivals le long de la berge se succèdent le long de la berge ; la scène est une œuvre d’art en soi.

Rivière Mrežnica

Rivière Mrežnica – regarde la couleur de l’eau (photo pas retouchée)

Mario a sa société de Kayak Rafting Adventure depuis un petit temps déjà et on sent qu’il aime la rivière et la faire découvrir : un géant, une force tranquille et un grand sourire.

Kayak à Karlovac - rivière Mrežnica

Kayak à Karlovac – rivière Mrežnica : Mario, ce géant au bon coeur

On a une belle journée de soleil, le thermomètre indique plus de 25°C. Un beau soleil bleu et une eau qui, avec la combinaison que nous portons, rend la baignade bien agréable.

On passe plusieurs bassins et dans une cavité sous une petite cascade (voir sur la droite de la photo ci-dessous) et on papote d’un peu de tout, de la Croatie, de la nature, etc. C’est vraiment une après-midi comme je les aime 🙂

Kayak à Karlovac - rivière Mrežnica

Kayak à Karlovac – rivière Mrežnica : des bassins d’eau turquoise dans lesquels où il fait bon nager !

A notre point d’arrivée, une scène de musique en construction : deux festivals ont lieu au mois de juillet et donc, si tu y vas entre fin juin et mi-juillet, tu pourras voir une belle œuvre d’art ! Je n’ai jamais vu aussi belle scène de musique, faite “à la main”, par un jeune français aux mains d’or.

festival le long de la rivière Mrežnica

festival le long de la rivière Mrežnica – le scène était en voie d’être terminée.

Comment réserver le Kayak ?

Pendant la haute saison, Mario va chercher les participants au camping Slapić. Je n’ai pas dormi là mais je suis allé le voir et j’y ai mangé : c’est vraiment un bel endroit agréable. Il a d’ailleurs gagné le prix du meilleur camping croate en 2015. Une adresse à tester lors d’un prochain voyage !

D’ailleurs, on était tellement bien à la terrasse qu’ à 2-3 minutes près, je manquais mon train pour Ogulin. Ouf !

Vue depuis le train, entre Karlovac et Ogulin

Vue depuis le train, entre Karlovac et Ogulin


Ogulin, la ville de contes de fées

Je suis accueilli à la gare d’Ogulin  par les grands sourires d’Aleksandra, de l’office de tourisme d’Ogulin et de Sabina (qui sera ma formidable guide et qui est également conteuse) ainsi que par le conjoint de l’une et les enfants de l’autre !

La gare d'Ogulin, de nuit

La gare d’Ogulin, à la tombée de la nuit

Je suis allé en Croatie au mois de juin car l’office de tourisme croate en Belgique m’avait parlé d’un festival des contes de fées à Ogulin et je voulais aller le découvrir.  Je ne savais pas à quoi m’attendre.

ivanina house à Ogulin

Qui est donc cette jeune femme qui m’attend devant la maison des contes de fées ?

Ogulin est une petite ville sur un plateau à 300 m d’altitude. Sous ses pieds se cachent des cavernes que des spéléologues sont en train d’explorer et qui pourront, peut-être un jour, être visitables et à côté du centre ville, un long lac qui reflète les maisons de l’autre côté de la berge.

Un long week-end par an, au mois de juin donc, le petit et mignon centre-ville se transforme en lieu de festivités pour les familles de la région mais pas seulement : des trains spéciaux sont affrétés pour que les habitants de Zagreb puissent se rendre jusqu’à Ogulin, où des jeunes en costume les attendent sur le quai de la gare.
Un peu partout dans la ville volent les capes de ses adolescents souriants qui aident les badauds et l’organisation de l’événement gratuit.

Pendant les festivités, on peut y faire un petit tour de la ville en train, manger des sucreries évidemment, aller écouter des contes (la plupart sont en croate mais il y a quelques internationaux et généralement une activité qui ne nécessite pas la langue).

Ma guide Sabina est aussi conteuse : on parle d’une conteuse de Zagreb avec qui j’ai bu un verre, elle me parle d’une autre qu’on ira voir ensemble. Cette dernière est a commencé à conter lors de la guerre, lorsqu’elle se cachait avec ses enfants. Elle alla ensuite prendre des cours pour se professionnaliser.

On sent que ce monde des contes est un village et qu’il y a beaucoup de respect entre ces humains qui racontent des contes et légendes aux petits comme aux grands.

Pour ceux qui ne comprennent pas le croate, on peut aussi simplement profiter des transats pour une sieste devant le lac…

Ogulin - le lac

Ogulin – le lac

Ce coin de pays, à la fois ville et village, perché au milieu de nulle part, me plaît bien : les enfants sautent dans le lac, les routes sinueuses le long du lac nous permettent de rêvasser, il y a de la vie et de l’espace.

Pour ceux qui connaissent bien le coin ou qui demanderont aux locaux, on peut trouver le lac Šmit, né par la chute d’une météorite (apparemment) : ce lac bleu turquoise qui vous apaiserait un cœur en peine.

J’ai eu la chance de rouler avec Zdravko, le président du club local de vélo. Après 2h de balade et d’arrêts chez des amis à prendre l’apéro, il m’a invité pour un barbecue le soir. J’ai dû décliner car j’avais des activités de prévue mais je suis allé quand même boire un verre en vitesse (ça donne chaud, je préviens, leur alcool local)..

C’est l’image que j’ai eu d’Ogulin : une ville qui accueille avec plaisir les gens de passage qui découvre leur petit coin tranquille.

Il  y a plusieurs types de logement possibles, notamment des logements chez l’habitant ou un camping à côté de champs agricoles.

camping Ogulin, avec des sanitaires propres et de quoi faire à manger.

Camping Ogulin à côté de champs agricoles : des sanitaires propres et de quoi faire la cuisine à l’abris de la pluie.

Ivanina, la conteuse du pays

La ville d’Ogulin a construit son identité autour de la personnalité connue de la région : Ivanina.

Ivanina (ou Ivana) est née à Ogulin mais n’y a pas vécu bien longtemps ; elle a quitté la région à son enfance et n’y reviendra qu’à une ou deux occasions dans son adolescence. Pourtant, elle choisira les paysages, les montagnes, les cavernes (alors pas encore découverte) comme décor de ses contes.

La maison des contes de fées d’Ivana (Ivanina’s house of fairy tales) est un bel endroit, interactif et éducatif aussi bien pensé pour les petits que pour les grands, où l’on peut découvrir le monde des contes, son histoire, ses auteurs : le tout en s’amusant.

Ogulin m’a vraiment bien plu et je pense déjà à y repasser à mon prochain voyage ; j’ai trouvé là des gens bons et sympathiques.


Le parc national de Risnjak (Crni Lug)

Au matin, je m’en vais la gare d’Ogulin pour rejoindre Delnice en train : le point le plus haut de mon aventure ; de là, il me restera environ 15 km à vélo.

Entre Delnice et le parc Risnjak en Croatie

Entre Delnice et le parc Risnjak en Croatie

Le train dans ces collines est vraiment agréable et offre de beaux paysages. Aussi quelques frissons car l’intérieur du train n’est pas éclairé et je suis plongé dans le noir lorsqu’on passe dans un tunnel.

Le parc national de Risnjak est une richesse en terme de faune mais surtout de flore. La zone du parc (et donc de protection des espèces) a été agrandie à quelques reprises dû à la biodiversité de la région. Bien que le lynx soit le logo du parc, il ne faut pas croire que tu en verras un ; il n’y a que quelques uns de ces mammifères craintifs sur un grand territoire.

Au centre d'information, on peut avoir en savoir davantage sur le lynx et le loup : deux animaux présents au Parc national de Risnjak en Croatie mais craintif donc il est difficile de les observer.

Au centre d’information, on peut avoir en savoir davantage sur le lynx et le loup : deux animaux présents au Parc national de Risnjak en Croatie mais craintif donc il est difficile de les observer.

Par contre, si tu es fan de balade et de nature, c’est endroit te ravira : il est possible de faire plusieurs balades à pieds…

… de descendre jusqu’au lac turquoise de Lokvarsko…

Lac Lokvarsko - Parc national de Risnjak en Croatie

Lac Lokvarsko – Parc national de Risnjak en Croatie

lac Lokvarsko - Parc national de Risnjak en Croatie

… de voir des pêcheurs (mais par contre, il faut un permis pour y pêcher donc on ne peut pas y aller à l’improviste)…

Lac Lokvarsko - Parc national de Risnjak en Croatie

Lac Lokvarsko – Parc national de Risnjak en Croatie

ou encore de dormir en refuge avec une vue sur une plaine où il y a des chances qu’un ours passe (mais ce n’est pas automatique, bien qu’ils attirent les animaux avec de la nourriture parfois).

Où dormir et où manger au parc Risnjak ?

Crni Lug, le village à côté du parc national de Risnjak en Croatie

Crni Lug, le village à côté du parc national de Risnjak en Croatie

A l’entrée du parc où vous payez l’entrée, il y a des logements et un restaurant. Les plats sont bons et les gens qui servent sont adorables.

Il y a aussi un parcours de 4km dans la forêt avec des panneaux d’information pour en apprendre davantage sur la région, sa faune, sa flore, sa géologie. Et une pleine de jeux “acrobranche” pour les plus jeunes.

Les chambres sont vieillottes mais propres et il y a le nécessaire (des serviettes de bain, du savon, etc.). L’avantage est de pouvoir dîner ou déjeuner et d’être directement sur place.

Chambre triple dans le Parc national de Risnjak

Chambre triple dans le Parc national de Risnjak

Il y a aussi beaucoup de logements chez l’habitant. A 2-3km de l’entrée, tu verras des panneaux sur les maisons dans le village.


La route à vélo vers Rijeka, futur capitale européenne de la culture

Après une bonne nuit de sommeil, j’embarque avec le garde forestier pour aller découvrir le refuge de parc national de Risnjak, avant de me faire déposer avec mes bagages et mon vélo à la sortie du parc. Devant moi m’attend une longue descente d’un peu moins de 50 km, avec des paysages magnifiques.

la route entre Delnice et Rijeka

la route entre Delnice et Rijeka

La route entre Delnice et Rijeka

Rijeka une ville cotière, et donc mon récit s’arrête ici pour le moment. Je te parlerai de Rijeka, Optija et Lovran dans un prochain article : trois villes côtières, un port et deux villes balnéaires.

Ce que je retiendrai de ce voyage dans le nord de la Croatie continentale, c’est :

  • des personnes accueillantes, beaucoup de sourires et de bienveillance, même si parfois on est confronté à la barrière de la langue ;
  • un sentiment de sécurité et de quiétude, quelque soit les lieux et les heures de la journée : on se sent tout simplement bien ;
  • des superbes paysages, des lieux avec de l’eau turquoise comme on en voit dans les publicités pour des îles lointaines ;
  • des endroits sans prétention et agréables, qui ne sont pas faits pour le tourisme de masse (excepté peut-être les rivières dans la région de Karlovac) mais qui offrent chacun quelques attraits intéressants pour y passer une ou deux journées. Voire plus, si on veut juste se balader et faire du vélo dans le coin;
  • un pays du plaisir d’être à table :  le café, bien manger et bien boire sont primordiaux en Croatie continentale.

Un grand merci à Dalibor et Ivan de l’office de tourisme de Croatie en Belgique et aux offices de tourismes locaux qui m’ont aidé à réaliser ce projet de voyage à vélo et en train de Zagreb jusqu’à la côte et mer, et qui ont couvert les frais du voyage. Cet article a été écrit en tout indépendance éditoriale et représente mon opinion.

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